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En janvier 2020, Paul St-Pierre Plamondon annonçait clairement ses couleurs : s’il devenait premier ministre du Québec, il entendait tenir un référendum sur la souveraineté durant son premier mandat. Six ans plus tard, le Parti québécois n’a toujours pas pris le pouvoir et le paysage politique québécois a considérablement changé.
Le plus grand problème pour le chef péquiste demeure sans doute le référendum. Peut-on réellement gagner une consultation populaire sur l’indépendance lorsque l’appui à la souveraineté se situe autour de 28 %, alors que près des deux tiers des Québécois s’y opposent?
Pendant plusieurs mois Paul Saint-Pierre Plamondon semblait presque invincible dans les sondages. Le Parti québécois dominait la scène politique et son chef trônait au sommet des préférences des électeurs. Mais depuis le déclenchement de la campagne électorale, cette dynamique semble s’être essoufflée. Le référendum, que le chef péquiste portait autrefois comme une promesse claire, risque maintenant de devenir un boulet attaché à son pied.
Le changement de stratégie est d’ailleurs spectaculaire. Le Parti québécois s’est maintenant engagé à ne pas tenir de référendum tant que Donald Trump sera président des États-Unis.
Mais pourquoi attendre le départ de Donald Trump? Et surtout, pourquoi croire que son départ réglera soudainement les problèmes auxquels le Québec et le Canada sont confrontés?
Même lorsque Trump quittera la présidence, les conséquences de ses politiques commerciales et de l’instabilité des dernières années ne disparaîtront pas comme par magie.
Les relations économiques entre le Canada et les États-Unis devront être reconstruites, les entreprises devront s’adapter et la confiance devra être rétablie. Cela pourrait prendre plusieurs années, et rien ne garantit que le monde reviendra exactement à la situation qui prévalait avant Trump.
Billos :(
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