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Publiée le 9 mai



Le bloc Québécois trahit son mandat

Lundi matin, le 3 mai 2021, les employés du port de Montréal rentraient au travail. Ce n'était pas de gaieté de cœur puisqu'ils y étaient forcés par une loi spéciale. Le gouvernement Trudeau n'avait guère le choix, étant donné l'importance des activités du port dans l'économie du pays et du Québec.

Imaginez la crise économique, qu'aurait provoquée la grève des débardeurs du port de Montréal, au Québec. La quasi-totalité des marchandises arrivant dans la province transite à cet endroit. La pandémie a suffisamment causé de dommages à l'économie, sans avoir à assumer un débrayage dans un secteur aussi névralgique.

Un arrêt de travail catastrophique

Supposons que la grève ait eu lieu. Toute la marchandise se trouve bloquée dans le port. Les matériaux qu'attendent les gens, pour rénover leur maison n'arrivent pas, même chose pour la construction. Des chantiers ferment faute de matière première. Les petits commerces ferment temporairement ou font faillite selon leur capacité d'absorber le coup.

Des gens perdent leurs emplois. De plus, un arrêt de travail, de la part des employés du port de Montréal, aurait pour effet de créer une rareté des denrées de toutes sortes. On verrait alors une flambée des prix à la consommation. Ce serait une véritable crise économique. Pas le choix, ça prenait une loi spéciale.

Des mesures contraignantes

Ce n'est pas l'idéal de forcer des travailleurs mécontents à retourner au travail. Mais, ici, les parties étant à des années-lumière de s'entendre, il fallait agir. Les débardeurs ne feront pas pleurer personne avec leur salaire de plus de 120 000 $ annuellement. Le gouvernement n'impose pas les conditions de travail mais oblige les débardeurs à continuer leurs activités. C'est dans l’intérêt du Québec.

Pas facile d'imposer une loi spéciale quand tu es minoritaire. Tu dois obligatoirement trouver un appui chez les partis de l'opposition. Le NPD? Sûrement pas, puisqu'ils sont financés en grande partie par les syndicats. Les conservateurs alors? Rien n'est moins sûr. Ils sont l'opposition officielle et ce n'est pas de mise que l'opposition officielle vote avec le gouvernement.

Le Bloc Québécois

Bien sur, le Bloc est tout désigné pour appuyer le gouvernement dans cette histoire. Le Bloc Québécois n'a-t-il pas été élu avec le mandat de défendre les intérêts du Québec? Ici, les intérêts de la province n'exigeaient-ils pas que l'on appuie la loi spéciale?

Les Bloquistes ont pourtant voté en faveur de la grève illimitée, reniant par le fait même le mandat que la population leur avait donné, défendre les intérêts du Québec. Quand leur existence fut questionnée, ils ont répondu la même chose, qu'il fallait un parti à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec et qu'eux seuls étaient en mesure de le faire. Leur existence est-elle encore pertinente?

Billos

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